En Russie

Les filles allument.

Voilà ce qui se passe quand  deux bécasses âgées environ de 40 ans, propriétaires d’une datcha, se trouvent en plein air et sans surveillance. Personne ne sait maintenant où elles ont procuré les allumettes. Après avoir mis en tas le feuillage de l’an passé et sans se donnant de la peine de s’approvisionner de l’eau, elles l’ont incendié, hein. Le feu saisi par le vent s’est répandu rapidement sur la pente voisine et a brûlé toute l’herbe sèche et l’écorce des chênes.
En été ces arbres donnaient l’ombre salutaire aux passants et anoblissaient le paysage. Maintenant on ne sait pas s’ils survivront.
Ce n’est pas une grande chose mais la flamme a démoli aussi une datcha à la crête de la colline.
Les femmes s’agitaient vainement tenant aux mains les seaux vides car en ce moment-là on ne pompait pas de l’eau pour arroser le potager. Enfin quelqu’un de leurs voisins s’est avisé de rappeler les pompiers. Après le coup de téléphone l’équipe de pompiers est arrivé et dans une demi-heure l’incendie a été éteint.
Cependant, les femmes se sont remises fort rapidement d’une peur légère. Comme si de rien n’était, dimanche suivant, elles péroraient sur le sujet du plantage des jacinthes. L’une d’elles Antonina a remarqué qu’il serait utile d’ajouter du fumier sous les fraises du jardin.
En effet à quoi servait cette fôret? À cause d’elle on ne voyait pas le stationnement de la voiture près de la haie. En plus, il arrive que des jours froids, surtout en automne, viennent, alors il faut chauffer le pôele. Bref, si le feu n’avait pas dévoré cet îlot de verdure, on en aurait fait le bois à brûler. Il ne reste que à asphalter la pente car en automne les pieds s’enfoncent dans la terre trempée.

Dans le sens figuré le verbe «allumer» signifie l’action de s’amuser.d0bfd0b5d0bfd0b5d0bb3

Une expo a Paris

La Galerie Parisienne Russiantearoom accueille une exposition de l’artiste contemporain Dmitry SOKOLENKO jusqu’au 21 mai 2009.

Dimanche l’artiste viendra à la rencontre de son public pour évoquer en particulier les œuvres qui l’ont influence.

le projet «XIX» (2007) consacré à l’interprétation des voies du développement de la littérature russe. Les œuvres de la littérature classique de XIX siècle qui sont déjà une chrestomathie («La Guerre et La Paix» de Tolstoï, «Le Crime et Le Châtiment» de Dostoïevski etc.) donnent les nom à 12 travaux du cycle. L’auteur aligne la succession des photos selon la chronologie de la création des livres. Le recours aux plus importantes œuvres actualise des points douloureux qui sont devenus clés pour la mentalité russe. Une personne et la société, le remplacement des générations, la relation entre la Russie et l’Europe, l’âme énigmatique russe et le déséquilibre de la vie sociale dans l’Etat, la raison et la folie …


Peintre du bonheur.

«Le tableau pour moi doit être toujours agréable, joyeux et beau. Il y a tant de choses ennuyeuses dans la vie. N’en ferons plus des neuves. Je sais qu’il est difficile de parvenir à ce que la peinture puisse être grande et joyeuse à la fois». A.Renoir».

Parmi les peintres éminents du monde se rencontrent les noms, dont la mention appelle la joie de l’âme. Il y a des peintres connus de tout le monde; de nombreuses monographies, des livres, des articles consacrés à leurs oeuvres. Mais il y a des peintres qu’on aime et c’est tout. On écrit aussi d’eux, mais on aime mieux à éditer les reproductions des leurs tableaux pour que les lecteurs puissent les admirer sans explications et commentaires spéciaux. Tel est Renoir.
Sa biographie n’est remarquable de rien, sauf, si nous en avons en vue, de sa passion de dessiner et de la peinture. Depuis son enfance sa vie passait en soucis quotidiens et était remplie de travail pour gagner du pain, avoir le logement et l’atelier et puis pour entretenir sa famille et ses enfants. Vers la fin de sa vie la gloire, la réussite, l’aisance lui étaient arrivées. Mais ayant acquis tout cela, lui il a perdu de la santé, il ne pouvait pas se remuer sans servantes et sans fauteuil d’invalide. Et s’il n’avait pas eu le bonheur de créer les tableaux, évidemment, son ésprit se serait éteint très tôt en se trouvant dans le corps impuissant et immobile.
Pierre Auguste Renoir est né le 25 fevrier 1841 à Limoges dans une famille d’un tailleur. Il était tout à fait l’enfant quand la famille a déménagé à Paris. On l’a envoyé faire ses études à un atelier de porcelaine. Là il a reçu la formation artisanale, d’abord il travaillait comme un peintre-décorateur de porcelaine dans l’atelier des frères Levis, puis il peignait des évantails et des rideaux.
Le frère aîné de Renoir Edmond raconte : «Par ce qu’il dessinait à un morceau de charbon sur les murs, on a fait la conclusion qu’il avait des capacités de la profession de peintre. Il est arrivé que nos parents l’ont amené chez le peintre de porcelaine. Il a eu de la chance, ce qui se passe pas toujours. Le jeune apprenti s’est sérieusement prit à la mise en valeur du métier. Le jour finissait, et armé d’un carton qui était plus grand que lui-même, il se rendait aux cours de dessin gratuits.  Il progressait vite : dans quelques mois d’apprentissage on lui confiait peindre des objets qu’on donnait d’ordinaire aux ouvriers, ce qui faisait de lui l’objet de moqueries. On le taquinait et appelait «monsieur Roubens», lui, il pleurait à cause de cela».
L’un des ouvriers de Levis, Emile Laporte s’occupait de la peinture à l’huile pendant son loisir. Il a proposait à Renoir de se servir de ses peintures et ses toiles. Et le premier tableau du peintre impressioniste futur était né. À l’atmosphère solennelle, il avait été montré à Lapporte dans la maison des Renoir. Edmond Renoir se rappelait : «On dirait que ça ait été hier. J’étais encore le garçon, mais je comprenais bien que se passait quelque chose de sérieux. On a posé le chevalet représentant un célèbre tableau au milieu de la plus grande pièce de notre logis modeste, situé dans la rue Argenteuil; tout le monde s’énervait et brûlait d’impatience, on m’a vêtu d’un bon costume et on m’a recommandé de me conduire convenablement. «Le maître» est arrivé. À la signe que mes parents m’ont faite, j’ai approché la chaise du chevalet, il s’est assis et s’est mis à examiner «l’oeuvre». C’était, je me rappelle bien, «Eve». Derrière elle le serpent s’enroulait autour des branches d’un chêne, elle s’approchait, la gueule ouverte, on dirait qu’il voudrait ensorceler Eve L’essai durait au moins un quart d’heure, après quoi, sans commentaires abondants, le pauvre vieillard s’est approché de nos parents et il leur a dit : «Vous devez permettre à votre fils de s’occuper de la peinture, dans notre métier il ne parviendra que à gagner 12-15 francs par jour. Je lui prédis l’avenir éclatant dans l’art, faites pour lui tout ce que vous pouvez faire». Ainsi la légende domestique raconte de la naissance du peintre Renoir.
Bref, je vous invite à admirer une fois de plus le tableau de Renoir appelé «Le bal au Moulin de la Galette».
pic18111

Ces chiens vagabonds

Toute une volée de chiens vagabonds s’est rassemblée devant une poubelle. Ils fouillent dans un tas d’ordures qui s’est formé à peu près. Ils cherchent quelque chose de comestible. Ils sont tous de haute taille, les poils sains et épais, pendant la journée ils parcourent des longues distances à la recherche des repas. Voilà pourquoi ils sont endurants. En plus ils sont inteligeants, et savent s’entendre et ne se querellent pas.
Heureusement qu’il n’y ait pas de clochards, sinon la concurrence saine et ardente pour la possession des ordures precieux pourrait s’allumer.Les temps durs venus non seulement pour les animaux des rues, mais aussi pour les gens obligés de mener la vie du fond. D’ailleurs les temps sont toujours les mêmes chez nous…
Bien que les poubelles soient toujours débordées, il est rare de trouver quelque chose. Il faut donc en examiner beaucoup afin de procurer de quoi manger. Les chiens vagabonds se livrent à ces recherches. Le dernier temps ils se sont propagés partout dans les rues.
Quelquefois les gens montrent un certain intérêt aux chiens : ils les nourissent, disent des paroles tendres, caressent. Mais ça se produit très rare. Les gens eux-mêmes ne savent guère ce qu’ils auront au dîner.
En cas pareils et pendant le temps dur d’Artagnan aimait répéter : «Qui dort dîne».
Quelquefois en me promenant dans rues et je me heurtais à ces chiens reposant à l’ombre des arbres.Certains se sont allongés sur le trappe tiède de canalisation. Là, ils se réchauffaient.
Les plus intelligeants errent près de l’entrée des magasins. Un jour en passant le long de la vitre d’une boucherie, j’ai vu un chien s’asseoir sur ses pattes de derrière avec les yeux suppliants d’un animal affamé. Il semblait qu’il s’est petrifié de froid. J’ai été obligé d’entrer dans le magasin et acheter des saucisses. Je ne les ai pas déballées et j’ai eu peur que ça pourrait nuire au chien. Je m’inquiétait vainement; le chien a mâché son repas et craché la pellicule de polyéthylène à terre.
Ces pauvres chiens prêts à se fier à un homme. Ils ne tiennent pas des gens pour ennemis. Mais les gens se conduisent très différement. L’un accorde un morceau de saucisson, l’autre cherche à arroser le dos d’un chien de l’eau bouillante.
A l’heure matinale lorsque les ombres nocturnes commencent à disparaître peu à peu, et il n’y a pas de voitures dans les rues; soudain il se fait entendre un aboiement déchirant l’âme.
Ce bruit vient de la rue voisine. Ainsi travaille la service special dont la tâche consiste à rattraper des animaux sans-abri. A l’aide des différentes ruses et des attrapes ces hommes allèchent des chiens malheureux dans le piège, puis les mettent dans le camion. Qu’est-ce qui se passe avec eux plus loin? Nul ne le sait.
Un collier est mis sur le cou d’un chien.C’est pour le défendre contre les travailleurs de la service. On dirait qu’il ait un maître. Ce n’est pas vrai, malheureusement. Il ne s’en chagrine pas trop, parce qu’il est accoutumé à compter sur lui-même.
La société tolère la présence des chiens dans les rues, excepté les cas où un chien furieux mord, par exemple, un enfant. A ce fait un grand torrent de plaintes coule aux fonctionnaires de notre ville. On réclame d’enfermer les chiens sans-abri dans le refuge destiné à entretenir les animaux restés sans maître. Il y a un établissement de cette sorte qui est sous la menace de la fermeture à cause de défaut des moyens. Mais le fait de son existence témoigne que le sentiment de compassion n’a pas disparu entièrement.
img_06301

Le maitre et Marguerite façon fashion

Maitre et margueriteL’exposition de photographies sur le roman de M. Boulgakov qui était en janvier a Paris est maintenant a Moscou. C’est une œuvre démesurée, une centaine d’acteurs pour modèles, des éclairages et maquillages professionnels, des costumes, Isabelle Adjani… 3 millions d’euros pour une cinquantaine de photos.

Et puis il y avait Alain Delon himself qui dit que la crise c’est juste dans les têtes, sacre Alain!


L’expo est gratuite n’hésitez pas a y faire un tour.

Les magiciens surviennent.

Les magiciens émergent aux moments les plus durs de la vie sociale et en temps les plus opaques…
En temps d’autrefois, en Europe, on brûlait dans les feux toute sorte de magiciens, sorcières, etc., condamnés par la cour d’inquisition. Plus tard les moeurs se sont adoucies. Je n’insiste pas sur qu’on fasse renaître cette tradition. Chaqun gagne sa vie comme il peut. Mais les gens instruits les tiennent pour les charlatans. La foi aveugle en surnaturel, les peines, les difficultés poussent des gens d’aller prendre des conseils chez les «magiciens».
A vrai dire il existe quand même des guérisseurs qui reussissent vraiment à traiter les maladies.
L’une des ces guérisseuse se dispose à visiter notre ville et passer la séance psychoénergétique. Elle s’appelle Djouna Davitachvilli. La pancarte collée à un mur dans le centre de la ville vous invite à la rencontre avec cette femme remarquable. Elle est représentée comme un membre honoraire des 129 Académies du Monde, academicien, professeur, docteur de sciences de l’Académie Internationale d’Informatisation, président de l’Académie internationale de sciences alternatives, etc.
L’affiche nous appelle à ne pas manquer la chance de communiquer avec la femme distinguée, seule reconnue par Vanga, la prophète éminente, déjà morte.
Jadis, aux années 1980 elle traitait des gens célèbres, fonctionnaires suprêmes, et même, on dit, son patient était le secrétaire général du PC de l’URSS L.Brejnev. L’essentiel est qu’elle possède un don de guérir. Ses talents se sont trouvés nécessaires à l’heure actuelle. Elle rassemble des salles de spectacles en se déplacant d’une ville à une autre. Si les gens se sentent mieux, et qu’elle aide vraiment vaincre des peines, alors je lui souhaite des succès. Elle est la meilleure dans son domaine.
C’est pourquoi il est fâcheux qu’une énorme masse de charlatans dont les talents semblent très douteux agissent dans le pays.
Les journaux publient les annonces des services des «magiciennes» de niveau local.
Babouchka Lida, par exemple, prête à vous aider et résoudre n’importe quel problème. Pour le payement discrèt elle promet de rendre le mari qui avait laissé sa femme, de traiter toutes les maladies mortelles, et tout cela par les moyens magiques. Et les citoyens confiants apportent à elle leurs dernier argent en comptant sur le succès. Très souvent ils restent trompés.
Même la télévision entretien les émissions déstinées à vous entêter. L’un des canaux les plus influants, annonce la parution proche d’un journal contenant de l’information sur les services magiques d’une guérisseuse…
Certain Alan Tchumak, guérisseur fameux, se prend à «charger» des crèmes et de l’eau de l’énergie curative si vous mettez tout cela devant la télé… On dit que ça a son effet positif. Beaucoup de gens avouent que des crèmes et des liquides chargés ont reçu les facultés curatives. Si c’est vrai, bonne chance à celui qui le fait.
Un autre personnage Kachpirovski est en train de passer les téléséances de santé. Il était devenu connu aussi à l’époque de Perestroyka. A ce temps-là la télé montrait son visage morne qui comptait de 1 à 10 et le public installé dans la salle de spectacle et devant la télé commencait à tourner les têtes. Quelqu’uns se sentaient mieux, les autres, au contaire, se sentaient pis.
Et bientôt il apparaitra à nouveau à la télévision, comme on nous promet.
Le canal privé local s’est donné complètement aux émissions mystiques. Les sujets sur les objets volants non idéntifiés, aperçus dans les cieux aux alentours de, par example, Koursk ennuient toute la journée. Après ces émissions certaines femmes impressionnées affirment qu’elles se disposent à accoucher l’enfant dont le père est un extraterrestre. Et c’est au lieu de résoudre des problèmes liés à la crise et non seulement.
L’état soigne les guérisseurs populaires, et certains d’entre eux ont des licences confirmant la légitimité de leurs activités et qu’ils sont sous la défence de la loi. L’ampleur de ces affaires fait réfléchir.
d0bcd0b0d0b3d0b8-copy

Bon appetit bien sur

Andrei Dellos est l’un des plus grand créateur de restaurant en Russie, ses réalisations comptent parmi les plus prestigieuses adresses (Turandot, Le Duc, la Maison des écrivains,cafe Pouchkine…), mais aussi des tables ouvertes a tous comme Mou Mou.

C’est toujours admirable lorsque un grand restaurateur ouvre un restaurant, ou un chaine de restaurants, accessible au plus grand nombre. Marc Veyrat a ainsi ouvert a Annecy un fast food Bio. Mou Mou n’offre pas une telle qualité de produits et de cuisine, mais l’ambiance y est très sympathique, ouverte aux enfants, le design des restaurants est original, le marketing amusant, la cuisine est traditionnelle russe et surtout les prix sont a la porte de tous.

Marque du temps

A l’arrivée de la crise le commerce des rues s’est précipitamment déployé dans la ville. Il y a une cause pour cela : certains entreprises, usines, ont été fermés ou, à l’heure actuelle, sont sous la menace de la fermeture L’armée de chômeurs s’est augmentée et maintenant mêmes de jeunes gens démissionnés sont forcés de s’occuper de la vente. L’ouverture d’un propre bisiness exige des efforts surhumains. Il faut signer trop de documents, certificats, passer un immence nombre de fonctionnaires.Vers la fin tout désir de commencer le business s’évanouit. Mais les citoyens ont trouvé une issue sûre – vendre n’importe quoi. Et les marchandes des rues, d’habitude femmes déjà âgées, coiffées de foulards de laine et vêtues de trois couches de vêtements, si elles vendent en hiver, proposent aux acheteurs les fruits de la recolte receuillis pendant la saison d’été.Ils s’assoient sur les bancs le long des routes. Devant les comptoirs improvisés construits d’ordinaire de boîtes de carton, elles attendent patiemment les acheteurs en contemplant le torrent de voitures. Après s’être istallées dans les places les plus animées, elles vendent tout : du percil, de la pomme de terre, de l’ail, des conserves préparées à domicile. Des gens reviennent du travail et achètent volontiers ce qu’ils veulent. Heureusement que ce commerce soit autorisé malgré l’absence des conditions convenables à vendre.Le bénéfice est trop minuscule afin de gagner leurs vies, mais il complète leurs pensions des retraitées. L’utilité de leur activité pour la ville est évidente. Leur production est de très bonne qualité et les prix très souvent sont plus bas que ceux dans les supermarchés. Tout de même ces vieilles femmes et vieillards ne sont pas assurés et défendus comme il faut. Mais ils ne se désespèrent et survivent. La ville les remercie.d182d0bed180d0b3d0bed0b2d0bad0b815

Bienvenue à notre nouveau contributeur!

J’accueille à partir d’aujourd’hui un nouvel auteur sur ce blog Devon. Devon habite Saint Petersbourg et a une passion pour la langue Française. Comme il n’est pas Français  vous l’excuserez s’il fait des fautes ou emploie des constructions exotiques (et si vous pouvez m’excuser aussi, moi même bien que je sois Français je ne fais pas toujours attention et mon clavier n’a pas d’accents). Notre nouveau contributeur s’attaque donc à un sujet d’apparence banal mais très significatif et qui frappe toujours les visiteurs français les chiens des rues.

road