En Russie

De toute façon ici personne ne comprend le français…

Vu au bureau de poste aujourd’hui:
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Un petit conseil pour les Français qui viennent en Russie, ne lisez pas ce qui est écrit en français, même à la poste. Personne ne parle français alors même s’ils écrivent n’importe quoi, personne ne s’en apercevra. Le plus sûr c’est de lire le Russe, ou à la limite l’anglais. Curieusement l’écriteau n’est pas traduit en Allemand. Par contre c’est traduit deux fois en français et deux fois de façon incorrecte. Pour mémoire:

На себя: Tirez
От себя: Poussez

De petits adultes

La série de photographies de la photographe allemande Anna Skladmann étaient exposées au musée d’art contemporain de moscou jusqu’au 22 avril 2012. L’an dernier elle étaient à Paris et le magazine Metropolis d’Arte en avait parlé. En 2009 Anna Skladmann s’est intéressée aux enfants (de 7 à 12 ans) de la haute bourgeoisie Moscovite. Une bourgeoisie très récente et « nouveau riche », les parents ayant connu les privations dans leur enfance leurs enfants grandissent dans la plus folle abondance. Elevés pour devenir l’élite de demain, ces enfants refletent de nombreux codes du monde des adultes.
Contrairement aux photos d’enfants qui sont d’habitude très joyeuses, très expressives, des jeux presques avec le photographe, les enfants sont très sérieux, sont indimidés ou veulent intimider la photographe. Il singent les adultes et c’est cela qui met mal à l’aise. Certes c’est normal que les enfants jouent aux grand, c’est normal qu’ils se déguisent en policier, en militaire, en motard… Mais là on sent comme un malaise ça sonne trop vrai, ça n’a pas l’air d’etre un jeu.

(Cliquez sur les photos pour les afficher en grand)

Meilleures photos de Russie

Chaque année se déroule un concours de photographies à l’échelle de la Russie ouvert à tous de 7 à 77 ans, et meme plus puisque la photographe la plus agée avait 89 ans (pour une photo de haute montagne!). C’est donc une très grande diversité qui est représentée, meme s’il s’agit d’un seul et meme pays. C’est donc un site web et une exposition de très beaux tirages qui voyage à travers la Russie. Jusqu’au 11 mars à Moscou au centre d’art contemporain Vinzavod puis dans différentes villes. Les photos sont classées selon plusieurs thématiques : la nature, l’architecture, les gens, les évènements et le style.

Alors pourquoi se déplacer près de la gare de Koursk, dans une friche industrielle pas ragoutante et  payer 4 euros au milieu d’une foule compacte lorsque l’on peut très bien regarder l’exposition confortablement chez soi dans son salon? C’est la raison meme d’une exposition physique de photographies, voir leur disposition physique dans un lieu donné. Voir les réactions des autres spectateurs, voir où se forment des attroupements, où l’on discute, où l’on se souvient de quelque chose, comparer les titres russe et anglais (parfois une photo a un titre et sens difféerent selon la langue) et puis surtout se deplacer et voier physiquement le véritable luxe du XXIieme siecle.
Si l’exposition 2010 avait montré les fumées et les incendies qui ravageaient la Russie, l’exposition 2011 au titre des  catastrophes rappelle des incendies mais également des  catastrophes aériennes et fluviale. Les débris de l’avion qui transportait l’équipe de hockey de Yaroslav flotant dans la riviere, les victimes du naufrage du Bulgaria sur la Volga, les deux photos se jouxtant nous rappellent les défits que la Russie contemporaine doit encore relever.

La planete a travers les yeux de Russes

En ces premiers jours véritablement printaniers Moscou accueille la seconde édition de l’exposition « le monde a travers les yeux de Russes« , comme son nom l’indique clairement le concept est très simple: on affiche des photos de la nature peu importe d’où sur terre pourvu que ce soit un citoyen Russe qui ait appuyé sur le déclencheur.  Alors personnellement en ce qui me concerne je n’ai pas bien apprécié la différence, mais pour les organisateurs de l’exposition le passeport du photographe fait tout l’intérêt des photographies. J’irai même jusqu’à dire que des photos de Français, d’américains, de japonnais peuvent ressemble fortement aux œuvres exposées. Il doit s’agir d’un complexe d’inferiorite des Moscovites par rapport au reste du monde, sinon pourquoi choisir un tel thème?

L’an dernier un des photographe n’était autre que le président de la Fédération de Russie, Dmitri Anatolievitch Medvedev, on peut encore voir les photos d’ailleurs sur internet.

Toujours est il que l’exposition est visible près de la place Pouchkine en plein air sur le boulevard Tverskoi jusqu’au 30 juin (derrière la tente de lutte contre l’obésité des jeunes russes).