Ces chiens vagabonds

Toute une volée de chiens vagabonds s’est rassemblée devant une poubelle. Ils fouillent dans un tas d’ordures qui s’est formé à peu près. Ils cherchent quelque chose de comestible. Ils sont tous de haute taille, les poils sains et épais, pendant la journée ils parcourent des longues distances à la recherche des repas. Voilà pourquoi ils sont endurants. En plus ils sont inteligeants, et savent s’entendre et ne se querellent pas.
Heureusement qu’il n’y ait pas de clochards, sinon la concurrence saine et ardente pour la possession des ordures precieux pourrait s’allumer.Les temps durs venus non seulement pour les animaux des rues, mais aussi pour les gens obligés de mener la vie du fond. D’ailleurs les temps sont toujours les mêmes chez nous…
Bien que les poubelles soient toujours débordées, il est rare de trouver quelque chose. Il faut donc en examiner beaucoup afin de procurer de quoi manger. Les chiens vagabonds se livrent à ces recherches. Le dernier temps ils se sont propagés partout dans les rues.
Quelquefois les gens montrent un certain intérêt aux chiens : ils les nourissent, disent des paroles tendres, caressent. Mais ça se produit très rare. Les gens eux-mêmes ne savent guère ce qu’ils auront au dîner.
En cas pareils et pendant le temps dur d’Artagnan aimait répéter : «Qui dort dîne».
Quelquefois en me promenant dans rues et je me heurtais à ces chiens reposant à l’ombre des arbres.Certains se sont allongés sur le trappe tiède de canalisation. Là, ils se réchauffaient.
Les plus intelligeants errent près de l’entrée des magasins. Un jour en passant le long de la vitre d’une boucherie, j’ai vu un chien s’asseoir sur ses pattes de derrière avec les yeux suppliants d’un animal affamé. Il semblait qu’il s’est petrifié de froid. J’ai été obligé d’entrer dans le magasin et acheter des saucisses. Je ne les ai pas déballées et j’ai eu peur que ça pourrait nuire au chien. Je m’inquiétait vainement; le chien a mâché son repas et craché la pellicule de polyéthylène à terre.
Ces pauvres chiens prêts à se fier à un homme. Ils ne tiennent pas des gens pour ennemis. Mais les gens se conduisent très différement. L’un accorde un morceau de saucisson, l’autre cherche à arroser le dos d’un chien de l’eau bouillante.
A l’heure matinale lorsque les ombres nocturnes commencent à disparaître peu à peu, et il n’y a pas de voitures dans les rues; soudain il se fait entendre un aboiement déchirant l’âme.
Ce bruit vient de la rue voisine. Ainsi travaille la service special dont la tâche consiste à rattraper des animaux sans-abri. A l’aide des différentes ruses et des attrapes ces hommes allèchent des chiens malheureux dans le piège, puis les mettent dans le camion. Qu’est-ce qui se passe avec eux plus loin? Nul ne le sait.
Un collier est mis sur le cou d’un chien.C’est pour le défendre contre les travailleurs de la service. On dirait qu’il ait un maître. Ce n’est pas vrai, malheureusement. Il ne s’en chagrine pas trop, parce qu’il est accoutumé à compter sur lui-même.
La société tolère la présence des chiens dans les rues, excepté les cas où un chien furieux mord, par exemple, un enfant. A ce fait un grand torrent de plaintes coule aux fonctionnaires de notre ville. On réclame d’enfermer les chiens sans-abri dans le refuge destiné à entretenir les animaux restés sans maître. Il y a un établissement de cette sorte qui est sous la menace de la fermeture à cause de défaut des moyens. Mais le fait de son existence témoigne que le sentiment de compassion n’a pas disparu entièrement.
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