En Russie

Kochka Sashka: l’ennemi

C’est l’une des chansons les plus connues de Kochka Sashka. L’ennemi est un ennemi, il restera toujours un ennemi nous dit la propagande, mais la guerre s’éternisant on comprend la vérité, sa vérité. L’ennemi est juste un homme aussi misérable que soi, qui est simplement par le hasard des choses de l’autre coté du front. Et on partage avec lui plus qu’avec les autres à l’arrière pour qui on n’est que de la chair à cannon. Et cette vérité secrète restera en soi, même une fois la guerre terminée.

Кошка Сашка – Враг –
Враг навсегда остается врагом,
Не дели с ним хлеб, не зови его в дом,
Даже если пока воздух миром запах,
Он, хотя и спокойный, но все-таки враг.
Если он, как и ты, не пропил свою честь,
Враг не может быть бывшим, он будет и есть.
Будь же верен прицел, и не дрогни рука,
Ты погибнешь когда пожалеешь врага.

 

Как с утра набежали тучи,
А теперь светит месяц ясный.
Горько плачет краса-Маруся,
Только это теперь напрасно.
Парень статный, хмельное лето,
Да под осень пришла повестка,
Сколько песен об этом спето,
Нахрена же такая песня?
Звезды светят, девчонка плачет,
А парнишке другое снится:
Автомат, да вагон удачи,
Чтобы бой, чтобы ветер в лица,
Чтобы он да удар пропустит
Не бывало еще ни разу.
Завтра встанет, да песню в зубы,
Мать обнимет, да прыгнет в газик.

 

И вместо прощанья махнув из окна загорелой рукой
Рванется туда, где в дыму и слезах начинается бой,
Где звезды горят вместе с небом, от дыма не видно ни зги,
Где за лесом речка, за речкою фронт, а за фронтом враги.

Автомат, да вагон удачи,
Только парень опять не весел…
Письма ходят, девчонка плачет
Добавляя куплеты в песню.
Уже год идет наступление,
И пылают чужие хаты,
Враг бежит, но что интересно,
Что похожи вы с ним как братья.
Как и ты дрался с пацанами
Со двора, руки разбивая,
Провожали его ребята,
И девчонка его, рыдая,
И обидно, что случай дался б,
Он бы бил бы тебя с лихвою –
Коль однажды врагом назвался,
Будь хотя бы врагом-героем.

И вместо проклятий ему посвящая живые стихи
Смеешься о том, что не смерть бы, а водку из этой руки.
Дрожит в амбразуре закат, и ухмылка ползет по щекам,
Как славно бы выпить сейчас по сто грамм таким лютым врагам…

Это присказка, а не сказка,
На войне горе воет волком.
Слово «лирика» здесь опасно,
Тот, кто ноет, живет не долго.
Дан приказ – он оборонялся
В темноту по тебе стреляя,
По горам ты за ним гонялся
По себе его вычисляя:
Те же жесты, одни привычки,
Боже, может и вправду братья!
Не убить – самому не выжить,
Ох придти, расспросить бы батю…
А в прицеле дрожало небо
Слез не пряча. И бой был долгим.
Жаль, что он тебе другом не был.
Ты сильнее. И слава Богу.

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И вместо молитв к небесам посылаешь последний патрон –
На память о том, кто был честен и смел, но назвался врагом.
Ну вот и закончилась песня, и в общем, закончился бой.
Ну что же ты грустен, приятель, теперь твоя правда с тобой…

L’ennemi reste  pour toujours un ennemi,
Ne partage pas ton pain avec lui, ne l’invite pas à la maison,
Même si pour l’instant il y l’odeur de la paix,
Bien qu’il se tienne tranquille, c’est toujours un ennemi.
Si lui, comme vous, n’avez pas coupé votre honneur,
L’ennemi ne peut pas être un ancien ennemi, l’est et le restera.
Qu’on vise juste et que la main ne tremble pas,
Tu mourras, si tu as pitié de l’ennemi.

 

Depuis le matin de gros nuages noirs couvraient le ciel
Et maintenant, un croissant de lune brille.
La belle Maroussia pleurant amèrement
Seulement maintenant c’est en vain.
Le gars bien fait, l’été enivrant,
Oui, l’automne venu une convocation est arrivée,
Combien de chansons chantées à ce sujet,
Cette putain de chanson?
Les étoiles brillent, la jeune fille pleure,
Et un autre petit gars rêve:
Fusil automatique, et wagon de la réussite
Pour le combat, pour le vent dans le visage,
Pour laisser passer le coup
Et que ça n’arrive plus jamais.
Le jour se lèvera, mais on aura la chanson dans les dents,
Il embrassera sa Mère, et sautera dans une jeep.

 

Et au lieu d’agiter comme un adieu sa main bronzée à la fenêtre
Il s’élancera là où il y a de la fumée et dans les larmes la bataille commence,
Où les étoiles brûlent avec le ciel, et à cause de la fumée on n’y voit rien du tout,
Là où il y a un ruisseau derrière la forêt, après le ruisseau il y a le front, et derrière le front l’ennemi.

Fusil automatique, wagon du succès
Seulement le gars encore une fois, n’est pas joyeux …
Des lettres vont et viennent, la fille pleure
Ajoutant des couplets à la chanson.
L’offensive dure depuis déjà un an,
Et les maisons des autres brûlent,
L’ennemi est en marche, mais ce qu’il y a d’intéressant,
C’est que vous lui ressemblez comme des frères.
Toi comme lui vous vous battez avec les gars
Dès la cour, cassant les mains,
En accompagnant leurs gars
Leurs jeunes filles pleuraient,
Et dommage que l’ocasion ne se présente,
Il t’aurait rendu la monnaie de ta pièce-
Si une fois l’ennemi se nommait,
Quand même ennemi-héros.

Et au lieu des malédictions en lui consacrant des vers vivants
Tu plaisantes que cette main ne donnerait pas la mort mais de la vodka.
Le  coucher de soleil tremble dans l’embrasure et le sourire se glisse le long des joues,
Comme il serait agréable de boire un verre à ces féroces ennemis  …

C’est une ritournelle, pas un conte de fée,
A la guerre, le chagrin hurle comme un loup.
Là le mot « lyrique » est dangereux,
Celui qui se plaint, ne vit pas longtemps.
L’ordre donné- il s’est défendu
Dans l’obscurité, te tirant dessus,
Tu l’as pourchassé par monts et par vaux
Pour soi, en calculant:
Les mêmes gestes, les mêmes habitudes
Mon Dieu, peut qu’ils sont vraiment nos frères!
Ne pas tuer c’est ne pas survivre pour soi-même,
Oh venir, demander à Papa …
Et on vise le ciel tremblant
Ne cachant pas les larmes. Et la lutte était longue.
Dommage qu’il n’est pas ton ami.
Tu es plus fort. Dieu merci.

Et au lieu de prier les cieux d’envoyer la dernière cartouche –
En mémoire de celui qui était honnête et courageux, mais qui s’appelait l’ennemi.
Eh bien, c’est la chanson terminée, et en fin de compte le combat s’est terminé.
Eh bien, pourquoi t’es triste, l’ ami, maintenant ta vérité est avec toi…

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