Les taxis collectifs

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Ce qui est très frappant en Russie pour un hexagonal moyen (que je suis) ce sont la fréquence à laquelle on peut prendre une marchroutka dans ses déplacements urbains. Une Marchroutka c’est un taxi collectif, un minibus de type transit avec une douzaine de places. Ils suivent des routes comme les bus mais ne s’arrêtent que lorsque un passager veut monter ou descendre. Lorsque l’on monte dedans on doit faire vite, éviter de bousculer les autres passager et faire passer le prix de la course au chauffeur. Théoriquement les chauffeurs sont une profession très règlementée, mais dans les faits on a l’impression que les personnes qui prennent ce travail sont recalées du permis de conduire ou échappées de l’hôpital psychiatrique (et parfois les deux à la fois). Les accidents de taxis collectifs sont bien sûr élevés du fait du mauvais état général de beaucoup de véhicules mais aussi du style de conduite de beaucoup de chauffeurs. Les icônes et les bénédictions permettent toutefois de sauver beaucoup de vies et de prolonger la durée de vie de certains véhicules au delà de toute espérance.

Les prix sont également une préoccupation pour beaucoup de russes (ils ne cessent d’augmenter!), ils sont plus chers que les transport en commun. Mais leur fréquence est beaucoup plus importante que celle des transports publics et ils sont plus rapides et plus confortables. Lorsque l’on prend un taxi collectif au départ d’une ligne il faut attendre qu’il soit plein. C’est à dire que tous les sièges soient occupés. Ce qui peut prendre un certain temps, et parfois les voyageurs se découragent et se jettent dans un autre mini bus qui se remplit plus vite, ce qui fait bien sûr raller le chauffeur.

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