Sourganova et orchestre: Kochka

Encore une chanson sur les chat, cette fois par Svetlana Sourganova.
Le mot закубованный n’existe bien entendu pas dans la langue russe, c’est un néologisme à valeur poétique pouvant ici être compris comme « enfermé dans un cube », « encubé » en quelque sorte.

Sourganova et orchestre: Kochka
Я видел таких свободных и чистых.
Я видел таких закубованных в рай.
Я видел таких озадаченно-гибких.
Я знаю и тех, кто всё рвётся за край.
Я знаю таких, кто гуляет по крышам.
Встречались и те, кто сидит по домам.
Я в курсе, что снова меня здесь не слышат.
Да я не из тех, кто верит ушам.
J’en ai vu de si libres et et propres.
J’en ai vu de si encubés au paradis.
J’en ai vu de si perplexement-souples.
J’en connais aussi qui aspirent à franchir les limites.
J’en connais qui marchent sur les toits.
J’en ai rencontré aussi qui restent à la maison.
Je sais que là encore, on ne peut pas m’entendre.
Oui, je ne suis pas de ceux qui en croit ses oreilles.
Припев:
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Задержка в пути на срок больше полвека?
Кто мог, отдохнул, кто хотел, опоздал.
Я видел тупиц и отступниц от веры.
Я знаю и тех, кому всё пополам.
Я много смотрел, но мало что видел.
Я часто тонул в слишком ярких лучах.
Ты много успел, да, но всё же послушай,
тут дело не в крыльях, тут дело в корнях.Припев:
ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Refrain:
Tu es un chat qui se promène tout seul …
Tu es un chat qui se promène tout seul …
Un retard de plus d’un demi-siècle sur le chemin?
Qui pouvait, s’est reposé, qui voulait, a été en retard.
J’ai vu des abrutis et des apostats.
J’en connais qui s’en battent.
J’ai beaucoup regardé, mais j’ai peu vu.
Je me suis souvent noyé dans une lumière très vive.
Tu as beaucoup réussi, oui, mais écoute encore
il ne s’agit pas ici d’ailes, mais de racines.Refrain:
Tu es un chat qui se promène tout seul …
Tu es un chat qui se promène tout seul …
 Инверсия чувств, как и смена постелей,
Привычна для жителей этих широт,
В цене постоянство, но в большей – потери,
иИ сплетен фонтан, извергающий рот.
Я знаю, как жить неразменной монетой.
Я видел инстинктов постылую власть.
Я тоже из тех очумевших поэтов,
Кто смог так легко в заблуждение впасть.

Припев:
Но ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…
Ты кошка, которая гуляет сама по себе…

L’inversion des sens, comme l’évolution des lits,
Familière aux habitants de ces parages,
Constant de prix, mais plus encore en perte,
Fontaine à potins, bouche jaillissante.
Je sais comment vivre avec une pièce de monnaie immuable.
J’ai vu la puissance des instincts haineux.
Je suis aussi un de ceux qui sont devenus poètes
Qui pouvaient si facilement tomber dans l’erreur.

Refrain:
Mais tu es un chat qui se promène tout seul …
Tu es un chat qui se promène tout seul …
Tu es un chat qui se promène tout seul …
Tu es un chat qui se promène tout seul …

 

Une réflexion au sujet de « Sourganova et orchestre: Kochka »

  1. Lidia

    La chanson est étonnamment antagonique et le reflet de la photo du blog, un village ou petite ville russe de banlieue d’une grande ville ou en province, où il ne se passe rien, où les gens ne sont pas vraiment libres, ils se surveillent tous, il est difficile d’être un chat qui se promène librement sur les toits. Quelle tristesse et quelle misère morale, ces petites villles provinciales, on pense aussitôt aux récits de Tchékov. Et rien a changé. Le coeur serré, je regarde encore et toujours cette image d’une ville figée dans le temps …

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